S’AIMER SOI MÊME

Voilà une question que l’on me pose souvent dans mon cabinet d‘hypnose à Angers. « Je voudrais bien m‘aimer mais je n’y arrive pas ! on a beau me faire des compliments, ça ne change rien »

Ce problème de manque d’estime de soi semble être typiquement occidental, comme en témoigne la réaction du Dalaï-Lama lorsqu’il a découvert que nous étions si durs avec nous même.

Alors pourquoi donc ?

Parce que nous sommes exigeants bien entendu ! Nous sommes très exigeants avec nous même et nous courons après un idéal de perfection, savamment entretenu par nos parents, l’école et les magazines…

Certes, parfois, cela nous énerve un peu qu’on nous dis quoi faire, de voir que la taille 36 est survalorisée, ou pour les hommes les beaux muscles et la belle voiture de sport.

Nous pouvons nous rebeller et afficher notre propre look. Oui, mais au fond, on ne s’aime pas toujours complètement !

Alors comment faire ?

Et bien le premier pas, c’est déjà d’aimer l’humain à la base ! Oui, d‘aimer un être humain tel qu’il est réellement, c’est à dire faillible, fragile, mortel et vieillissant ! De l’aimer moche, sentant mauvais, fatigué et malade.

Car le premier pas pour pouvoir être en paix avec soi-même, c’est d’être en paix avec sa propre humanité.

Quand je pense au film La Plage avec L Di Caprio et V Ledoyen ou on y voit des jeunes qui ont trouvé une île paradisiaque et veulent vivre heureux enfin. Un de ces jeunes se fait mordre par un requin et développe une septicémie, il hurle à la mort. Les jeunes s’éloignent de plus en plus de lui, ils ne veulent pas être confrontés à ce qui les dérange. Ils créent leur propre enfer !

Dans la vraie vie, nous le faisons également. Nous ne voulons pas voir en nous la douleur, la vieillesse, la mort et toutes nos fragilités.

Alors nous voulons nous aimer, mais amputés ça ne marche pas !

Nous nous détendrons dans notre être véritablement lorsque nous assumerons nos bourrelets, nos rides, lorsque nous assumerons de ne pas tout savoir, d’être un peu bêtes parfois, timides ou malades.

Lorsque nous ne serons plus les bourreaux de notre espèce, à sélectionner ce qui est bien et ce qui est mal.

A ce moment, nous ne nous aimerons pas dans le sens de nous admirer, mais nous nous aimerons dans le sens de porter attention à nos besoins essentiels quels que soient notre apparence et nos performances.

Nous laisser enfin respirer et vivre.

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