LE CADEAU DE L’ECUME DU TEMPS

Une coupe ébréchée, un miroir terni, un vieux dessin… Autant de trésors inestimables, selon la sagesse japonaise de Wabi Sabi. Ils décorent la maison tout en nous rappelant que la vie est un mouvement permanent.

En vous entourant de matériaux naturels, vous faites entrer chez vous l’énergie et la nature.

Une maison calme et épurée offre tout l’espace nécessaire à la créativité et à la spiritualité.

La simplicité est une richesse. Le wabi sabi est un art très ancien, élaboré par des moines zen japonais.Il célèbre la beauté de l’imperfection, de l’inachevé, du provisoire. Cette philosophie modeste repose sur l’idée que vivre c’est accepter le changement, puisque vivre, c’est justement changer.

L’expression Wabi Sabi signifie d’ailleurs suivre ce qui croise notre route, vivre dans l’instant présent, voir la richesse de la simplicité.

Vue sous cet angle, la beauté du monde se cache dans de petite choses très subtiles, dans des objets qui n’attirent pas l’attention, mais qui attendent patiemment qu’on les découvre.

Une maison inspirée par la sagesse Wabi Sabi respire donc le calme et l’espace. On y donne sa place au passage du temps et donc aussi à la nature, où tout suit le rythme de la vie : grandir, fleurir, lâcher prise, recommencer.

Rien d’étonnant donc que l’on y trouve des matériaux naturels, des fleurs, des coquillages. Des trésors ramassés dans la nature, et des objets qui racontent une histoire. Un apaisement pour l’esprit.

Le Wabi sabi rend hommage à la vie, au temps qui passe. Les meubles changent de place au gré de nos envies, le bois se patine, l’argent se noircit…

Et alors ? Les objets de décoration ont été fêlés, usés, caressés par le temps, et ne s’en cachent pas.

Ce que nous considérons souvent comme des défauts sont, au contraire, des invitations a accepter les choses telles qu’elles sont. Autant de tensions et de stress en moins, autant d’énergie vitale en plus. En outre, l’imperfection nous incite à changer notre regard : qu’est ce que la perfection en fin de compte ?

Le Wabi Sabi trouve notamment sa source dans la cérémonie du thé, un rituel né du japon sous l’influence des moines zen. Le jardin paisible autour de la maison de thé, les courbes naturelles de la théière et des tasses, la lumière en entre par la fenêtre, tout est si raffiné, si évocateur de calme et d’espace, que cette cérémonie devint le moyen idéal d’apaiser l’esprit.

Moins il y a de désordre autour de nous, moins il y en a dans notre tête. En éliminant le superflu et en s’abandonnant à la simplicité on revient à l’essentiel.

Selon le Wabi Sabi il est bénéfique pour apaiser son esprit, de s’entourer d’objets qui retiennent notre attention, comme la flamme de la bougie sur laquelle les moines se concentrent durant la méditation.

Pensez par exemple à des objets qui présentent une aspérité ou une imperfection ou qui racontent une histoire personnelle, photos, livres… Les oeuvres d’art produisent le même effet.

La créativité est d’ailleurs indissociable du Wabi Sabi. Peu importe si un dessin est réussi ou non, ou si ses couleurs sont fanées avec le temps.

Tant que cette image vous émerveille ou vous inspire, elle est parfaite telle qu’elle est.

Soulager la maladie de Crohn de façon naturelle

La maladie de Crohn est una inflammatoire chronique de l’intestin, qui évolue par poussées et touche plus particulièrement:

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  • le côlon
  • la partie terminale de l‘intestin grêle
  • et l’anus

La science ignore à ce jour la cause de la maladie de Crohn et ne dispose pas de remède. La chirurgie en urgence et le recours aux anti-inflammatoires apportent un soulagement provisoire, mais nullement de guérison.

Cependant, il existe quelques méthodes naturelles pour la soulager, voici mes conseils.

Remèdes naturels

A ce stade, et à l’instar des autres maladies inflammatoires dues au dérèglement du système immunitaire, le champs des méthodes naturelles est à considérer pour soulager la maladie de Crohn.

En premier lieu, notre système digestif abrite des milliards de bactéries, dont certaines sont probiotiques – bonnes pour la santé – et d’autres pathogènes.

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Autant encourager les premières !

Ainsi, une fois le tabac évidemment banni, l’alimentation joue un rôle, en l’occurrence, crucial : il faut éliminer le sucre dont raffolent les bactéries pathogènes, et privilégier les aliments anti-inflammatoires.

Des poissons bleus & des fruits et légumes de couleur

Par chance, la liste en est longue et variée : à commencer par les omégas 3, dont il est scientifiquement prouvé qu’ils apportent un réel soulagement aux personnes souffrant de la maladie de Crohn.

Les poissons bleus en sont riches – la sardine, le maquereau, le hareng – et sont bon marché.

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Les autres aliments anti-inflammatoires pouvant soulager la maladie de Crohn sont évidemment les fruits et légumes, au premier chef la myrtille, mais de façon générale tous les fruits et légumes dits « de couleur ».

Et, là encore, la gamme est variée, du rouge des tomates au vert chlorophylle des épinards ou laitues en passant par le jaune des poivrons ou courges, sans oublier le bleu du raisin, de l’aubergine et de la prune, ou encore l’orange de l’abricot et de la pêche : liste non exhaustive !

Soulager la maladie de Crohn de façon naturelle
Soulager la maladie de Crohn de façon naturelle

Soulager la maladie de Crohn avec des plantes

Fruits et légumes, yaourts, certaines épices – le curcuma bien sûr – mais aussi les plantes.

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Si la phytothérapie n’a pas encore livré tous ses secrets, la camomille allemande est de longue date connue pour être un puissant anti-inflammatoire :

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à ne pas confondre avec la camomille romaine,la petite plante aux pétales blancs et au cœur jaune et à l’arôme amer prononcé,est l’une des plus utilisées en phytothérapie.

Les espagnols ont bien compris son effet bénéfique sur le système digestif, qui en ont fait leur boisson nationale, la Manzanilla, proposée à la fin du repas au lieu de notre café.

L’argent colloïdal: un remède vraiment miracle?

Tout aussi sérieuses sont la poudre d’absinthe (elle diminue les facteurs d’inflammation TNF, Alpha), de même que l’encens qui, avant l’odeur familière que nous connaissons, est une résine aussi efficace que le traitement conventionnel, contre la maladie de Crohn.

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Soulager la maladie de Crohn avec la relaxation 

Enfin, les personnes souffrant de la maladie de Crohn souffrant terriblement, leurs douleurs peuvent être atténuées grâce à plusieurs techniques comme la relaxation, l’hypnose, la méditation.

Pour devenir la meilleure version de vous même, prenez soin de vous

Laurence

 

MINDFULNESS LA CONFIANCE

MINDFULNESS, LA CONFIANCE

Développer une confiance fondamentale en vous et en vos sentiments fait partie intégrale de l’entraînement à la méditation.

Il est bien mieux d’avoir confiance en votre intuition et en votre propre autorité, même si vous faites des « fautes » en cours de route, que de toujours chercher des indications à l’extérieur de vous-même.

Si à un moment donné quelque chose ne vous semble pas juste, pourquoi ne pas tenir compte de votre ressenti ?

Pourquoi devriez-vous l’ignorer ou l’annuler car une autorité ou un groupe de personnes pensent ou disent autre chose?

Cette attitude de confiance envers vous-même et envers votre sagesse et votre bonté fondamentales est très importante dans tous les aspects de la pratique de la méditation.

Ce sera particulièrement utile pour le yoga.

Quand vous ferez du yoga, vous devrez tenir compte de votre ressenti, quand votre corps vous dira d’arrêter ou de revenir d’un étirement particulier.

Si vous n’écoutez pas, vous pourriez vous blesser.

Certaines personnes engagées dans la méditation se trouvent tellement impressionnées par la réputation et l’autorité de leurs enseignants qu’elles ignorent leur ressenti et leurs intuitions.

Elles croient que leur enseignant doit être quelqu’un de bien plus sage et plus avancé, et pensent donc qu’elles doivent l’imiter et faire ce qu’il dit sans poser de question, et le vénérer comme un modèle de sagesse parfaite.

Cette attitude est à l’antipode de l’esprit de la méditation, qui insiste sur le fait d’être soi et de comprendre ce que signifie être soi.

Quiconque imite quelqu’un d’autre, qui que ce soit, fait fausse route.

Il est impossible de devenir comme quelqu’un d’autre. Votre seul espoir est de devenir plus pleinement vous-même.

C’est-la raison première de pratiquer la méditation.

Les enseignants, les livres et les enregistrements ne peuvent qu’être des guides, des balises.

Il est important d’être ouvert et réceptif à ce que vous pouvez apprendre d’autres sources, mais, en finale, vous avez toujours à vivre votre propre vie, chaque instant de votre vie.

En pratiquant la pleine conscience, vous prenez la responsabilité d’être vous-même et d’apprendre à écouter votre être profond et à vous y fier.

Plus vous cultivez cette confiance en vous-même, plus facilement vous pourrez faire confiance aux autres et voir aussi leur bonté fondamentale.

Extrait de « Au cœur de la tourmente, la pleine conscience »,

Jon Kabat-Zinn, (De Boeck)cropped-relaxation.jpg

MINDFULNESS L’ACCEPTATION

L’ACCEPTATION

Accepter signifie voir les choses comme elles sont réellement dans le moment présent.

Si vous avez une migraine, acceptez le fait que vous avez une migraine. Si vous avez une surcharge pondérale, pourquoi ne pas l’accepter comme une description de votre corps en ce moment ? Tôt ou tard, nous devons nous accommoder des choses telles qu’elles sont et les accepter, que ce soit le diagnostic d’un cancer ou la nouvelle d’un décès.

L’acceptation n’est souvent atteinte qu’après avoir traversé des périodes émotionnellement très chargées de déni puis de colère. Ces étapes sont une progression naturelle dans le processus d’accommodation à ce qui est. Toutes font partie du processus de guérison.

Cependant, en mettant de côté pour l’instant les grands malheurs qui demandent habituellement bien du temps pour en guérir, nous dépensons souvent beaucoup d’énergie dans notre vie de tous les jours à nier et à résister à ce qui est déjà un fait. Ce faisant, nous essayons en fait de forcer les situations à être comme nous voudrions qu’elles soient, ce qui crée seulement davantage de tension.

Ceci, en fait, empêche l’émergence d’un changement positif. Nous pouvons être tellement occupés à nier, à forcer et à lutter, qu’il nous reste peu d’énergie pour guérir et croître, et que le peu qui nous reste risque d’être dissipé par notre manque de conscience et d’intentionnalité.

Si vous pesez trop lourd et vous sentez mal dans votre peau, il n’est pas bon d’attendre d’avoir le poids que, selon vous, vous devriez avoir pour commencer à aimer votre corps et à vous aimer vous-même. À un certain point, si vous ne voulez pas rester bloqué dans un cercle vicieux frustrant, vous pourriez prendre conscience que c’est O.K. de vous aimer vous-même avec le poids que vous avez maintenant, car c’est le seul moment où vous pouvez vous aimer vous-même. Souvenez-vous que maintenant est le seul moment dont vous disposez pour quoi que ce soit.

Vous avez à vous accepter tel que vous êtes avant de pouvoir vraiment changer. Quand vous commencez à penser de cette façon, perdre du poids devient moins important. Cela devient aussi beaucoup plus facile. En cultivant délibérément l’acceptation, vous créez les conditions préalables à la guérison.

Accepter ne signifie pas que vous devez aimer tout, ni que vous devez adopter une attitude passive envers tout et abandonner les principes et les valeurs qui sont les vôtres. Cela ne signifie pas non plus que vous soyez satisfait avec les choses telles qu’elles sont et que vous vous résignez à les supporter comme « il faut qu’elles soient ». Cela ne signifie pas que vous devriez arrêter de vous libérer de vos habitudes autodestructrices ou d’abandonner votre désir de changer et de grandir, ou que vous devriez tolérer l’injustice, par exemple, ou éviter de vous impliquer pour changer le monde qui vous entoure, parce qu’il est comme cela et donc sans espoir.

L’acceptation dont nous parlons ici veut dire que vous êtes arrivé à vouloir voir les choses telles qu’elles sont. Cette attitude crée en vous les conditions nécessaires pour agir de façon appropriée dans votre vie, quoi qu’il advienne.

Avec une vision claire de la situation, vous saurez quels actes poser et vous aurez la conviction intérieure d’agir, bien plus que quand votre vision est voilée par les jugements et les désirs égoïstes de votre esprit, ou par ses peurs et ses préjugés.

Dans la pratique de la méditation, nous cultivons l’acceptation en prenant chaque instant comme il vient et en y étant pleinement présent, tel qu’il est. Nous n’essayons pas d’imposer nos idées sur ce que nous devrions sentir ou penser ou voir de notre expérience. Nous veillons simplement à rester réceptifs et ouverts à tout ce que nous sentons, pensons, ou voyons et à l’accepter parce que c’est ici, maintenant.

Si nous maintenons notre attention centrée sur le présent, nous pouvons être sûrs d’une chose, à savoir que tout ce à quoi nous assistons en ce moment changera, nous donnant l’occasion de pratiquer l’acceptation de ce qui émergera — quoi que ce soit — à l’instant suivant.

Il est clairement sage de cultiver l’acceptation.

Extrait de « Au cœur de la tourmente, la pleine conscience »,

Jon Kabat-Zinn, (De Boeck)

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MINDFULNESS : LE LÂCHER PRISE

Le lâcher prise

II y a, dit-on en Inde, une façon très intelligente d’attraper les singes.

L’histoire raconte que les chasseurs font dans une noix de coco un trou dont la taille permet à un singe d’y passer juste la main. Puis ils forent deux trous plus petits à l’autre bout, y font passer un câble et fixent la noix de coco à la base d’un arbre. Ils glissent ensuite une banane dans la noix de coco et se cachent. Le singe descend, passe la main dans le trou et attrape la banane. Le trou est taillé pour y laisser entrer une main ouverte mais pas pour en laisser sortir un poing fermé. Pour être libre, il suffit au singe de lâcher la banane. Mais il s’avère que la plupart des singes ne lâchent pas prise.

Souvent, notre esprit nous tient captifs d’une façon fort semblable, malgré toute notre intelligence.

C’est pourquoi il est fondamental pour la pratique de la pleine conscience de cultiver l’attitude du lâcher prise, du non-attachement.

Quand nous commençons à faire attention à notre expérience intérieure, nous découvrons rapidement qu’il y a des pensées, des sentiments et des situations auxquels notre esprit semble vouloir s’agripper.

S’il sont agréables, nous essayons de prolonger ces pensées, ces sentiments et ces situations, de les faire durer indéfiniment, de les faire revenir encore et encore. De même, il y a de nombreuses pensées, situations et sentiments dont nous essayons de nous débarrasser et de nous protéger, ou que nous essayons d’éviter, car ils sont désagréables, pénibles et effrayants d’une façon ou d’une autre.

Dans la pratique de la méditation, nous mettons délibérément de côté notre tendance à valoriser certains aspects de notre expérience et à en rejeter d’autres. Nous laissons plutôt notre expérience être ce qu’elle est, et nous nous entraînons à l’observer d’instant en instant.

Le lâcher prise est une façon de laisser les choses être, de les accepter telles qu’elles sont. Quand nous observons notre propre esprit en train de retenir et de repousser, nous songeons à abandonner à dessein ces impulsions, simplement pour voir ce qui va arriver si nous le faisons.

Quand nous nous surprenons en train de juger notre expérience, nous laissons passer ces pensées-jugements.

Nous les reconnaissons et, simplement, ne les poursuivons pas davantage. Nous les laissons être, et ce faisant, les laissons passer.

De la même façon, quand des pensées ayant trait au passé ou au futur se présentent, nous les laissons passer. Nous regardons, tout simplement. Si nous trouvons particulièrement difficile de lâcher quelque chose en raison de sa forte emprise sur notre esprit, nous pouvons diriger notre attention vers le ressenti de cette « emprise ».

Se cramponner est le contraire de lâcher prise.

Nous pouvons devenir experts dans nos propres attachements, quels qu’ils soient et quelles que soient leurs conséquences dans notre vie, experts aussi dans notre expérience quand finalement nous lâchons prise, et dans les conséquences de cette attitude.

Voir comment nous nous accrochons, nous apprend finalement beaucoup sur l’attitude contraire qu’est le lâcher prise.

Que nous « réussissions » à lâcher prise ou pas, la mindfulness continue à nous instruire dans la mesure où nous voulons voir.

Lâcher prise n’est pas une expérience si inconnue. Nous le faisons chaque soir en allant dormir. Nous sommes allongés sur une surface matelassée, lumières éteintes, dans un endroit calme, et nous nous abandonnons, corps et esprit.

Si vous ne pouvez lâcher prise, vous ne vous endormez pas.

La plupart d’entre nous avons l’expérience de périodes où notre esprit ne s’arrête tout simplement pas quand nous allons nous coucher. C’est un des premiers signes d’augmentation du stress. A ces moments-là, il nous arrive de ne pouvoir nous libérer de certaines pensées dans lesquelles nous sommes en fait trop puissamment impliqués. Si nous essayons de nous forcer à dormir, les choses empirent.

Si vous pouvez donc vous endormir, vous êtes déjà un expert en lâcher prise.

Vous devez simplement vous entraîner à utiliser aussi cette compétence quand vous êtes éveillé.

Extrait de « Au cœur de la tourmente, la pleine conscience »,

Jon Kabat-Zinn , (De Boeck)

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MINDFULNESS : LE NON EFFORT

LE NON EFFORT

À peu près tout ce que nous faisons, nous le faisons dans un but, pour obtenir quelque chose ou pour arriver quelque part.

Mais, dans la méditation, cette attitude peut constituer un véritable écueil. La méditation est en effet différente de toutes les autres activités humaines.

Bien qu’elle demande beaucoup de travail et d’énergie d’un certain type, la méditation est en finale un « non-faire ». Elle n’a d’autre but pour vous que d’être vous-même.

L’ironie est que vous l’êtes déjà.

Cela a l’air paradoxal et un peu fou. Et pourtant, ce paradoxe et cette folie peuvent vous orienter vers une nouvelle façon de vous voir, dans laquelle vous essayez moins et êtes plus.

Ceci survient en cultivant délibérément l’état de non-effort.

Si par exemple vous vous asseyez pour méditer et pensez «Je vais me détendre, ou être éclairé, ou contrôler ma douleur, ou devenir une personne meilleure», vous introduisez ainsi dans votre esprit une idée indiquant où vous devriez être, laquelle entraîne dans son sillage la notion que vous n’êtes pas O.K. à cet instant précis.

«Si seulement j’étais plus calme, ou plus intelligent, ou plus travailleur, ou plus ceci ou plus cela, si seulement mon cœur était en meilleure santé ou mon genou en meilleur état, alors je serais O.K.

Mais juste là, maintenant, je ne le suis pas. » Cette attitude mine la culture de  la pleine conscience, qui implique simplement d’être attentif à ce qui arrive, quoi que ce soit.

Si vous êtes tendu, faites seulement attention à la tension. Si vous avez mal, alors soyez avec la douleur du mieux que vous pouvez. Si vous vous critiquez, observez alors l’activité de jugement de votre esprit.

Observez simplement.

Souvenez-vous que nous permettons simplement à absolument tout ce dont nous faisons l’expérience d’instant en instant, d’être là, parce que c’est déjà là.

Les gens sont envoyés à la clinique du stress par leur médecin parce que quelque chose ne va pas.

La première fois qu’ils viennent, nous leur demandons d’identifier trois buts desquels ils veulent s’approcher durant le programme. Mais ensuite, souvent à leur surprise, nous les encourageons à ne pas essayer de faire de progrès vers ces buts au cours des huit semaines. En particulier, si un de leurs buts est de réduire leur tension artérielle ou de réduire leur douleur ou leurs angoisses, ils reçoivent pour instruction de ne pas essayer de réduire leur tension, ni d’essayer de faire partir leur douleur ou leurs angoisses, mais simplement de rester dans le présent et de suivre soigneusement les instructions de méditation.

Dans le domaine de la méditation, la meilleure façon d’atteindre vos propres buts est d’arrêter de chercher à avoir des résultats et de commencer plutôt à se centrer soigneusement pour voir et accepter les choses comme elles sont, d’instant en instant.

Avec de la patience et une pratique régulière, un mouvement en direction de vos buts va prendre place de lui-même.

Ce mouvement devient un déploiement que vous invitez à se produire au cœur de votre être.

Extrait de « Au cœur de la tourmente, la pleine conscience »,

Jon Kabat-Zinn, (De Boeck)

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MINDFULNESS : L’ESPRIT DU DEBUTANT

L’ESPRIT DU DEBUTANT

La richesse de l’expérience de l’instant présent est la richesse de la vie elle-même.

Trop souvent, nous laissons nos pensées et nos croyances sur ce que nous «savons » nous empêcher de voir les choses telles qu’elles sont réellement.

Nous avons tendance à prendre l’ordinaire pour un dû et manquons le côté extraordinaire de l’ordinaire.

Pour voir la richesse du moment présent, il nous faut cultiver ce qu’on appelle « l’esprit du débutant ».

Cette attitude sera particulièrement importante quand nous pratiquerons les techniques formelles de méditation. Quelle que soit la technique particulière utilisée, que ce soit le scan corporel, la méditation assise ou le yoga, nous devrions apporter notre esprit du débutant avec nous chaque fois que nous pratiquons, pour être ainsi libres de nos attentes, basées sur nos expériences passées.

Un esprit ouvert, de «débutant», nous permet d’être réceptifs à de nouvelles possibilités, et nous empêche d’être pris dans l’ornière de notre propre expertise, qui pense souvent en connaître davantage qu’en réalité.

Nul moment n’est semblable à aucun autre.

Chacun est unique et contient des possibilités uniques.

L’esprit du débutant nous rappelle cette vérité simple. Vous pourriez essayer de cultiver votre propre esprit du débutant dans la vie de tous les jours, à titre d’expérience.

La prochaine fois que vous voyez quelqu’un qui vous est familier, demandez-vous si vous voyez cette personne avec des yeux neufs, telle qu’elle est réellement, ou si vous voyez simplement le reflet de vos propres pensées à son sujet.

Essayez avec vos enfants, votre époux ou votre épouse, vos amis et collègues, avec votre chien ou votre chat si vous en avez un.

Essayez cette attitude avec les problèmes quand ils se présentent.

Essayez quand vous êtes dehors, dans la nature. Etes-vous capables de voir le ciel, les étoiles, les arbres, l’eau et les pierres, et de vraiment les voir comme ils sont à cet instant, avec un esprit clair, non encombré ?

Ou ne les voyez-vous en fait qu à travers le voile de vos pensées et de vos opinions ?

Extrait de « Au cœur de la tourmente, la pleine conscience »,

Jon Kabat-Zinn, (De Boeck)

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